Vietnam : Retour sur l’offensive du Têt
Quarante ans se sont écoulés, mais le poids de l’Histoire reste, lui, bien ancré dans la mémoire collective des Vietnamiens.
Il y a maintenant quarante ans, la guerre du Vietnam prenait une toute nouvelle ampleur, tant au plan militaire que psychologique. L’offensive du Têt (dénommée ainsi en rapport avec le nouvel an lunaire), lancée dans la nuit du 30 au 31 janvier 1968, allait donc redéfinir – au delà des enjeux propres à la guerre elle-même – l’opinion américaine et mondiale envers le conflit opposant la super-puissance occidentale à la détermination nationale des Vietnamiens, sous couvert d’une expansion de la sphère d’influence communiste.
La force de frappe du Front National pour la Libération du Vietnam (ou Vietcong), allié aux forces de l’Armée populaire vietnamienne, avait déjà perçu un an auparavant, en 1967, le besoin de retourner la situation dévastatrice de la guerre en leur faveur. Mais en vain. Les pertes furent lourdes, et la réponse des troupes américaines dans la guerre les opposants aux Nord-vietnamiens allait monter d’un cran, les menant à un enlisement proche et certain. Mais que retenir de cette offensive collective et audacieuse ?
Un devoir de mémoire
« L'offensive du Têt a ouvert une nouvelle page de la guerre du Vietnam et a fortement atteint la volonté d'agression de l'impérialiste américain », selon les dires de Thanh Hai, chef et porte-parole du parti communiste vietnamien d’Ho Chi Minh-ville (Saigon à l’époque). Les cérémonies de commémoration de cette bataille, ce 30 janvier 2008, s’inscrivaient avant tout dans un devoir de mémoire. En effet, les troupes nord-vietnamiennes écrivent en 1968 une nouvelle page dans l’histoire de cette guerre ; une offensive qui demeure jusqu’aujourd’hui emblématique de la résistance à l’assaillant impérialiste (à savoir les Etats-Unis), selon le parti communiste vietnamien.
La débâcle militaire, obscurcie par la victoire psychologique
Bien que l’objectif militaire de l’offensive n’ait été pleinement atteint, il est néanmoins clair que la victoire psychologique s’est, elle, bien concrétisée. Non seulement au Vietnam, mais de part le monde. Et en première instance, dans l’opinion américaine. Lyndon Johnson, alors président des Etats-Unis, subit à cette même époque le revirement de l’opinion de ces concitoyens, entraînant le monde dans une vague d’anti-violence (cf. vidéo de Country Joe McDonald à Woodstock en 1969), dont les répercussions se trouvent aujourd’hui dans nos sociétés.
Une offensive partiellement ratée, mais occasionnant un véritable tôlé au moral des forces américaines, bien mieux équipées et bien plus entraînées que leurs ennemis Nord-vietnamiens. Toujours selon Thanh Hai, « il s'agit de l'un des chapitres les plus glorieux de l'Histoire vietnamienne ». Voilà une manière de resituer l’opinion des Vietnamiens envers l’heure de gloire que l’Histoire leur attribue. D’ailleurs, peu importe si celle-ci a été vaine. Ce qui compte, avant tout, est la volonté du soulèvement populaire et l’impact psychologique qu’elle engendra.
Il y a maintenant quarante ans, la guerre du Vietnam prenait une toute nouvelle ampleur, tant au plan militaire que psychologique. L’offensive du Têt (dénommée ainsi en rapport avec le nouvel an lunaire), lancée dans la nuit du 30 au 31 janvier 1968, allait donc redéfinir – au delà des enjeux propres à la guerre elle-même – l’opinion américaine et mondiale envers le conflit opposant la super-puissance occidentale à la détermination nationale des Vietnamiens, sous couvert d’une expansion de la sphère d’influence communiste.
La force de frappe du Front National pour la Libération du Vietnam (ou Vietcong), allié aux forces de l’Armée populaire vietnamienne, avait déjà perçu un an auparavant, en 1967, le besoin de retourner la situation dévastatrice de la guerre en leur faveur. Mais en vain. Les pertes furent lourdes, et la réponse des troupes américaines dans la guerre les opposants aux Nord-vietnamiens allait monter d’un cran, les menant à un enlisement proche et certain. Mais que retenir de cette offensive collective et audacieuse ?
Un devoir de mémoire
« L'offensive du Têt a ouvert une nouvelle page de la guerre du Vietnam et a fortement atteint la volonté d'agression de l'impérialiste américain », selon les dires de Thanh Hai, chef et porte-parole du parti communiste vietnamien d’Ho Chi Minh-ville (Saigon à l’époque). Les cérémonies de commémoration de cette bataille, ce 30 janvier 2008, s’inscrivaient avant tout dans un devoir de mémoire. En effet, les troupes nord-vietnamiennes écrivent en 1968 une nouvelle page dans l’histoire de cette guerre ; une offensive qui demeure jusqu’aujourd’hui emblématique de la résistance à l’assaillant impérialiste (à savoir les Etats-Unis), selon le parti communiste vietnamien.
La débâcle militaire, obscurcie par la victoire psychologique
Bien que l’objectif militaire de l’offensive n’ait été pleinement atteint, il est néanmoins clair que la victoire psychologique s’est, elle, bien concrétisée. Non seulement au Vietnam, mais de part le monde. Et en première instance, dans l’opinion américaine. Lyndon Johnson, alors président des Etats-Unis, subit à cette même époque le revirement de l’opinion de ces concitoyens, entraînant le monde dans une vague d’anti-violence (cf. vidéo de Country Joe McDonald à Woodstock en 1969), dont les répercussions se trouvent aujourd’hui dans nos sociétés.
Une offensive partiellement ratée, mais occasionnant un véritable tôlé au moral des forces américaines, bien mieux équipées et bien plus entraînées que leurs ennemis Nord-vietnamiens. Toujours selon Thanh Hai, « il s'agit de l'un des chapitres les plus glorieux de l'Histoire vietnamienne ». Voilà une manière de resituer l’opinion des Vietnamiens envers l’heure de gloire que l’Histoire leur attribue. D’ailleurs, peu importe si celle-ci a été vaine. Ce qui compte, avant tout, est la volonté du soulèvement populaire et l’impact psychologique qu’elle engendra.
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