Les autorités refusent le boycott
La tension monte à quelques mois des Jeux Olympiques. Suite au discours du Dalaï Lama la semaine dernière, la question du respect des droits de l’homme en Chine revient sur la table. Émeutes, manifestations ou encore déclarations de personnalités s’additionnent mais le comité olympique ne cèdera pas.
Suite aux récentes émeutes tibétaines réprimées par la Chine, des personnalités de différents horizons ont lancé un appel afin de ne pas se rendre à Pékin cet été. Le socialiste Jack Lang ou l’essayiste Bernard-Henri Lévy ont par exemple défendu le recours au boycottage. Certaines communautés tibétaines exilées ont même proposé de « transférer » les JO « dans un pays où les droits de l'Homme sont respectés ».
Discrétion de la part des autorités
Les autorités politiques restent assez discrètes sur la question. Elles préfèrent ne pas remettre en cause l’organisation de cet événement planétaire. Les nations participantes estiment qu'une absence de leurs champions aux Jeux n'aurait aucune influence sur le dossier tibétain. L'Union européenne s'est ainsi dite « très inquiète », tout en jugeant qu'un boycott ne serait pas une manière appropriée de répondre au problème des droits de l'homme. « Je ne crois pas au boycottage olympique », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.
Du coté du comité international olympique (CIO) même son de cloche. Pour son président Jacques Rogge, une telle mesure ne ferait que pénaliser les athlètes. « Nous estimons que le boycottage ne résout rien. Au contraire, cela pénalise des athlètes innocents et porte un coup d'arrêt à l'organisation d'un événement qui vaut la peine d'être organisé », a-t-il déclaré.
Certains athlètes, à l’image du nageur néerlandais Pieter Van den Hoogenband, ont critiqué la passivité des instances dirigeantes. « Ce qui me dérange, c'est l'attitude d'indifférence du CIO. Vraiment, je ne comprends pas la difficulté. Qu'est-ce qu'il y a de si difficile à condamner les exécutions? » avait-il demandé dans une tribune publiée dans la presse de son pays.
Les Jeux seraient une opportunité d’ouvrir une lucarne sur le pays
En guise de réponse, Jacques Rogge s'est contenté d'affirmer: « Je dois dire que le CIO a un profond respect pour les droits et les valeurs humaines (...) Nous respectons le fait que des organisations comme Amnesty International ou Greenpeace nous demandent de prendre position, mais nous ne sommes pas des activistes. Nous sommes une organisation sportive et notre devoir est d'organiser les meilleurs Jeux possibles ».
Pour les « anti-boycotts », les Jeux de Pékin seraient au contraire l’opportunité de montrer ce qui se passe dans ce pays. La Chine devra faire face à ses responsabilités, et peut-être qu’un processus de changement s’amorcera. Selon le CIO, quelques améliorations sont déjà perceptibles. « Quelques 25 000 journalistes ont obtenu le droit de circuler librement et de faire de l'information. Ce n'était pas possible il y a deux ans. Ça, c'est déjà un acquis des Jeux. Donc, en soi, les Jeux sont un catalyseur de changements en Chine. Mais ne leur demandons pas de régler tous les problèmes. Et ne reprochons pas au CIO de ne pas obtenir plus que n'ont obtenu des générations d'hommes d'État» conclut le président.
Suite aux récentes émeutes tibétaines réprimées par la Chine, des personnalités de différents horizons ont lancé un appel afin de ne pas se rendre à Pékin cet été. Le socialiste Jack Lang ou l’essayiste Bernard-Henri Lévy ont par exemple défendu le recours au boycottage. Certaines communautés tibétaines exilées ont même proposé de « transférer » les JO « dans un pays où les droits de l'Homme sont respectés ».
Discrétion de la part des autorités
Les autorités politiques restent assez discrètes sur la question. Elles préfèrent ne pas remettre en cause l’organisation de cet événement planétaire. Les nations participantes estiment qu'une absence de leurs champions aux Jeux n'aurait aucune influence sur le dossier tibétain. L'Union européenne s'est ainsi dite « très inquiète », tout en jugeant qu'un boycott ne serait pas une manière appropriée de répondre au problème des droits de l'homme. « Je ne crois pas au boycottage olympique », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.
Du coté du comité international olympique (CIO) même son de cloche. Pour son président Jacques Rogge, une telle mesure ne ferait que pénaliser les athlètes. « Nous estimons que le boycottage ne résout rien. Au contraire, cela pénalise des athlètes innocents et porte un coup d'arrêt à l'organisation d'un événement qui vaut la peine d'être organisé », a-t-il déclaré.
Certains athlètes, à l’image du nageur néerlandais Pieter Van den Hoogenband, ont critiqué la passivité des instances dirigeantes. « Ce qui me dérange, c'est l'attitude d'indifférence du CIO. Vraiment, je ne comprends pas la difficulté. Qu'est-ce qu'il y a de si difficile à condamner les exécutions? » avait-il demandé dans une tribune publiée dans la presse de son pays.
Les Jeux seraient une opportunité d’ouvrir une lucarne sur le pays
En guise de réponse, Jacques Rogge s'est contenté d'affirmer: « Je dois dire que le CIO a un profond respect pour les droits et les valeurs humaines (...) Nous respectons le fait que des organisations comme Amnesty International ou Greenpeace nous demandent de prendre position, mais nous ne sommes pas des activistes. Nous sommes une organisation sportive et notre devoir est d'organiser les meilleurs Jeux possibles ».
Pour les « anti-boycotts », les Jeux de Pékin seraient au contraire l’opportunité de montrer ce qui se passe dans ce pays. La Chine devra faire face à ses responsabilités, et peut-être qu’un processus de changement s’amorcera. Selon le CIO, quelques améliorations sont déjà perceptibles. « Quelques 25 000 journalistes ont obtenu le droit de circuler librement et de faire de l'information. Ce n'était pas possible il y a deux ans. Ça, c'est déjà un acquis des Jeux. Donc, en soi, les Jeux sont un catalyseur de changements en Chine. Mais ne leur demandons pas de régler tous les problèmes. Et ne reprochons pas au CIO de ne pas obtenir plus que n'ont obtenu des générations d'hommes d'État» conclut le président.
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