Football : les grands sont de plus en plus riches

Publié le par P.J.

    Le Real Madrid est resté pour la troisième année consécutive le club de football qui a généré le plus de revenus au monde selon le classement établi par le cabinet Deloitte.

    Sur la saison 2006-2007, le Real Madrid et Manchester United sont les seuls clubs à avoir généré des revenus supérieurs à 300 millions d'euros, dégageant respectivement 351 et 315,2 millions d'euros de chiffre d'affaires. Le top 20 établi par Deloitte, qui ne compte que des clubs européens, reflète la puissance financière croissante de la Premier League anglaise qui classe trois de ses clubs - Manchester United, Chelsea et Arsenal - parmi les cinq plus riches du monde. Selon Dan Jones, associé chez Deloitte, la domination financière des clubs anglais va s'accentuer avec l'entrée en vigueur de l'accord sur les droits télé pour la période 2007-2010. Celle ci va entraîner une augmentation des revenus pour les clubs. « Le club mancunien a l'opportunité de réduire significativement l'écart avec le Real et pourrait même lui disputer la première place en cas de succès en Ligue des Champions » estime M.Jones.

    Ce classement met également au jour la renaissance financière des clubs allemands, portés par le Mondial 2006. La défunte coupe du monde a permis à l’Allemagne de se doter  de stades ultra modernes. Ceux-ci  ont largement accru l'intérêt des supporters pour la Bundesliga (championnat allemand). Les cinq grands championnats européens (Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne et France) trustent les premières places de ce top 20. Seul les écossais du Celtic de Glasgow (17e) ont réussi à s’intercaler parmi les riches puissances européennes.

Depuis 1996, les revenus des 20 premiers clubs ont triplés

    Au total, les recettes combinées des 20 clubs du classement se sont élevées à 3,7 milliards d'euros pour la saison 2006-2007, en augmentation de 11% par rapport à l'exercice précédent. Il s’agit de la plus forte croissance depuis la saison 2002-2003. Depuis le premier classement établi par le cabinet Deloitte en 1996-97, les revenus des 20 premiers clubs ont triplés. Ceci explique l'engouement croissant d'investisseurs internationaux pour les clubs de l'élite européenne.

    Les revenus des clubs de football ne sont pas seulement dépendant des résultats sportifs (affluence du stade et prime de participation aux coupes d’Europe). Ils dépendent, également, de la publicité, du merchandising et des droits télévisuels.  Ces derniers sont même devenue la manne principale de financement des clubs. Ils représentent en général plus de 50 % de leur revenu annuel. Les droits proviennent de deux sources différentes. L’UEFA (association européenne de football) redistribue les droits télé pour les coupes d’Europe en fonction des performances. Le Milan AC a, par exemple, remporté un peu moins de 40 millions d’euros après sa victoire en Champions Leagues l’an dernier. La seconde source de revenue relative aux droits télé provient des fédérations nationales. Celles-ci rétribuent les clubs pour les compétitions domestiques (coupe et championnat).

L’écart grandit

    Cette rétribution est devenue, ces dernières années, la source principale de devises pour les clubs du sub top européens. Elle contribue, également, à renforcer l’écart entre les grandes et les petites nations.  Les droits de retransmission de la Ligue 1 (France) ont été cédés conjointement à Canal + et à l’opérateur téléphonique Orange pour un montant de 668 millions d'euros par an pour une durée de quatre an. Les quatre autres grands championnats n’échappent pas à la règle. Certains clubs revendent même leurs droits individuellement. Le Real Madrid, par exemple, a vendu ses droits pour la modique somme de 1 milliard d’euros.

    En Belgique, le nouveau contrat télé devrait être renégocié prochainement. En 2005, Belgacom s’offrait, contre toutes attentes, l’exclusivité pour 36 millions par an. Ce montant devrait être revu à la hausse. « Lors des différents contacts que j’ai eus avec les responsables des chaînes, j’ai senti un grand intérêt. Je pars du principe que les droits du foot belge partiront à 50 millions d’euros minimum » explique Ludwig Sneyerrs, directeur général de la ligue pro. Un chèque qui ferait bien plaisir aux dirigeants de notre football mais qui parait bien maigre par rapport aux montants astronomiques dépensés chez nos voisins. De plus, avec la montée en puissance de certains clubs de l’est, financés par de richissime homme d’affaire, la Belgique va avoir de plus en plus de mal à s’en sortir dans le futur. Il y a 20 ans, la Belgique se classait parmi les cinq meilleurs championnats européens. Actuellement, elle n’est plus que treizième…
 
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Publié dans Société

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D
Que pensez vous des primres faramineuses octroyees aux joueurs en cas de victoire dans des clubs style Madid ou Barcelone?
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