Chronique d'une victoire annoncée
Après les élections législatives le 2 décembre, voici venir les présidentielles trois mois plus tard. Les premières, comme les secondes, ont été marquées par leur manque de suspense. A l’issue des législatives, Poutine endossait le costume de Premier ministre. Tout porte à croire que celui de président sera désormais porté par Dmitri Medvedev, dauphin désigné du président sortant : Poutine lui-même.
Les législatives avant les présidentielles…
En Russie et ailleurs, beaucoup se sont demandés comment, à la veille des élections législatives et présidentielles, Poutine, ne pouvant plus se représenter pour un troisième mandat présidentiel, allait sortir de la scène politique russe. À l’instar des Présidents américains, tout Président sortant se doit d’agir pour laisser sa trace dans les «manuels d’histoire »… Mais, c’était mal connaître le Président russe puisque d’au revoir, il n’y en eut point. Les Russes ont plutôt eu droit à un « à bientôt ». Coup de théâtre, en effet, quand, le 1er octobre, Poutine annonce lors d’un Congrès de son parti (Russie Unie) qu’il sera tête de liste du parti pour les élections législatives du 2 décembre. Et par voie de conséquence, premier ministre, en cas de victoire. Toutefois, il pose deux conditions : il faut d’une part que le parti Russie Unie gagne les législatives, et ensuite, que la personne élue lors des présidentielles en 2008 soit « honnête, efficace, moderne, avec laquelle il sera possible de travailler en tandem ». Nulle révision de la Constitution. C’est par le jeu des institutions démocratiques que Poutine se maintient donc au pouvoir.
Ce qui fut dit fut aussitôt fait : avec plus de 60% des voix pour son parti, Poutine obtient son laissez-passer pour diriger l’exécutif même si les résultats sont contestés à l’extérieur de la Russie. Entre-temps, il désigne la personne, appelée à travailler en duo avec lui, en cas de victoire aux présidentielles. L’homme a la quarantaine passée. Son nom : Dmitri Medvedev. En 1990, il travaille avec Poutine à la mairie de Saint-Pétersbourg et ne le quittera plus. En 2003, Medvedev devient chef de l’administration présidentielle et en 2005, l’un des membres du gouvernement. Les sondages le donnent gagnant avec 70% des suffrages. Il faut dire que le candidat jouit d’une grande popularité depuis que Poutine a désigné son dauphin…Une cote de popularité, donc, qui en appelle une autre…
Les raisons du succès
Après huit ans au pouvoir et deux mandats présidentiels, force est de constater l’omniprésence de Poutine et sa grande popularité en Russie. Mais comment l’expliquer ? Selon Jean Radvanyi, cela est interprété différemment en Occident. Dans le Monde diplomatique, l’auteur de « La Nouvelle Russie » explique que pour certains, ce large soutien de la population russe à Poutine s’explique par « (…) la prétendue incapacité quasi génétique des Russes à prendre le chemin de la démocratie et à se passer d’un pouvoir autoritaire (…) ». Pour d’autres, c’est l’utilisation de mécanismes de coercition qui, « remettant en cause les acquis fragiles et contradictoires de la période eltsinienne, expliqueraient la marginalisation des oppositions ». Mais, continue Radvanyi, d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte, comme l’évolution du pays.
Quand Poutine arrive au pouvoir en 1999, il laisse derrière lui un pays marqué par des évolutions profondes et une mauvaise gestion. L’état du pays s’effrite. L’arrivée de Poutine insuffle une vague d’espoir sur toute la Russie. Rapidement, cependant, les Russes comprennent que l’homme n’a pas l’intention de faire table rase du passé mais bien de combiner celui-ci avec une certaine modernisation. Et c’est là toute l’ambiguïté du personnage politique : faire cohabiter pratiques autoritaires, qui rappellent la période soviétique et libéralisme de marché. Mais pour les Russes, qu’importe la cohérence, pourvu qu’il y ait des résultats socio-économiques positifs. Comme l’explique J. Radvanyi, le programme de Poutine tient en quatre axes : « reprendre le contrôle de la rente sur les matières premières, de reconstruire l’industrie russe et de refonder le champ institutionnel russe dans les régions, tout en se dotant d’une majorité politique stable ». Pour atteindre ces objectifs, il n’hésite pas à utiliser des méthodes brutales, en les justifiant par la «reconstruction patriotique ». Du coup, la population suit. Les résultats, aussi. En 2006, le PIB retrouve son niveau d’avant 1991 et les revenus moyens augmentent. Même si tous les Russes ne profitent pas de la croissance, la clé de la popularité de Poutine est à trouver dans cette augmentation de la croissance, ainsi que la stabilité institutionnelle. Pour autant, tout n’est pas rose en Russie. Loin s’en faut. Et ce ne sont pas les opposants qui diront le contraire.
Sale temps pour l’opposition russe
Contrôle des partis et des associations, mainmise de la presse et des chaînes de télé (cf. article médias russes), telles sont quelques-unes des méthodes qui rendent l’exercice démocratique russe difficile. Et telles sont, entre autres, les raisons pour lesquelles l’opposition politique russe se bat pour la fin de l’ère Poutine. Mais leur tâche est loin d’être aisée. Ainsi, l’opposition libérale, forte de quatre candidats potentiels, il y a quelques mois, se retrouve actuellement orpheline de tout candidat. L’explication ? Les règles strictes en matière électorale. En effet, pour lancer sa candidature, il faut cinq cents signatures. Pour tout candidat proposé pour un parti sans députés : c’est deux millions de signatures qui sont nécessaires. Barrières infranchissables, sans un bon réseau et beaucoup d’argent. Le dernier candidat de l’opposition libérale en lice, Mikhaïl Kassianov, a été refusé par la commission électorale. La cause ? Sur les 2.000.000 de signatures, 800000 ont été jugées « non-valables ». Quant à Gary Gasparov, l’ancien champion d’échec et figure de proue de l’opposition libérale russe, il a dû renoncer, faute d’avoir pu louer une salle pour réunir ses cinq cents signataires. Il accuse le Kremlin d’avoir été à la manœuvre. Absents du scrutin, que Gasparov qualifie de « farce électorale », les opposants libéraux entendent néanmoins être présents pour protester contre le pouvoir en place. Sur la Toile, notamment où ils sont très actifs, via les blogs, par exemple. Et Gasparov d’inviter tous ceux qui le souhaitent à manifester le 3 mars à une nouvelle « Marche des mécontents ». Pas de danger libéral donc pour le candidat Medvedev mais trois autres « concurrents » : l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski, ultranationaliste, Andreï Bogdanov, candidat indépendant mais apparemment fidèle au Kremlin et en enfin, le communiste Guennadi Ziouganov.
L’OSCE n’est pas la bienvenue
Ce fut un feuilleton à rebondissement mais on en sait désormais l’issue : l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, ne remplira pas sa mission d’observation en Russie. En cause ? Un conflit récurrent entre la Commission électorale russe et le BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme), l’instance de l’OSCE, chargée de l’observation des élections sur le continent. La Russie a toujours perçu d’un mauvais œil les pratiques de cette instance. Des problèmes de calendrier, des désaccords sur le nombre d’observateurs à envoyer ont entrainé le retrait du BIDDH, dont le directeur l’Autrichien Christian Strohal explique « Une élection est plus que ce qui se passe le jour du scrutin. Le calendrier fixé par les autorités russes nous a déjà empêchés d’observer de nombreux éléments du processus électoral, à commencer par l’enregistrement des candidats, et des aspects de la campagne, comme le travail des médias. » La coupe est pleine pour le BIDDH. Face à ce refus de coopérer, il déclare forfait.
Les ambitions affichées
Pour le « tandem » Medvedev-Poutine, trois priorités : moderniser le pays, consolider la Russie comme grande puissance et stopper le déclin démographique. Pour y parvenir, ils mènent une bien curieuse campagne électorale qui officiellement n’en est pas une. Omniprésents à la télévision, les caméras suivent l’un et l’autre dans leurs déplacements, comme il s’agissait de déplacements de travail (Poutine, président et Medvedev, vice-premier ministre) mais sans que les télévisions ne rappellent leurs futures probables fonctions. Un temps de parole illimité pour Medvdev, donc, à travers cet exercice. Alors qu’on ne voit, ni n’entend que très rarement les trois autre candidats à la présidence.
La priorité qui consiste à consolider la puissance de la Russie signifie que le tandem compte bien continuer sur la voie tracée par Poutine. Dans son obsession de puissance, Poutine continuera très probablement à donner toute la valeur au concept de souveraineté étatique. C’est au nom de celle-ci qu’il a lancé en Tchétchénie la « sale guerre », au nom de celle-ci encore qu’il s’est toujours employé à défendre la Serbie contre la volonté indépendantiste des Kosovars. En vain. L’indépendance du Kosovo ou la peur de l’effet domino ? En réalité, la rhétorique offensive, au lendemain de l’annonce de l’indépendance du Kosovo a fait place à une attitude plus réservée. Comme l’explique Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de la revue La Russie dans la politique globale "La position de la Russie, rhétorique et émotions mises à part, a toujours été relativement pragmatique. En vérité, Moscou n'a aucun intérêt direct ni dans les Balkans ni au Kosovo". Les intérêts russes sont donc purement énergétiques dans la région. Analyser la réaction russe par rapport à la question kosovare, au regard de ses propres territoires séparatistes (Ossétie du Sud, Abkhazie), est un donc mauvais calcul car Moscou semble voir la situation bien en mains et pouvoir éviter toute contagion.
Reste que les questions séparatistes de certains de ses territoires, tout comme les questions relatives à la pauvreté ou aux droits de l’homme représentent des enjeux importants de ces élections « en tandem ». Mais il y a fort à parier que ces nouveaux rapports de pouvoir laissent la situation russe en l’état. Puisque l’homme fort demeure.
Les législatives avant les présidentielles…
En Russie et ailleurs, beaucoup se sont demandés comment, à la veille des élections législatives et présidentielles, Poutine, ne pouvant plus se représenter pour un troisième mandat présidentiel, allait sortir de la scène politique russe. À l’instar des Présidents américains, tout Président sortant se doit d’agir pour laisser sa trace dans les «manuels d’histoire »… Mais, c’était mal connaître le Président russe puisque d’au revoir, il n’y en eut point. Les Russes ont plutôt eu droit à un « à bientôt ». Coup de théâtre, en effet, quand, le 1er octobre, Poutine annonce lors d’un Congrès de son parti (Russie Unie) qu’il sera tête de liste du parti pour les élections législatives du 2 décembre. Et par voie de conséquence, premier ministre, en cas de victoire. Toutefois, il pose deux conditions : il faut d’une part que le parti Russie Unie gagne les législatives, et ensuite, que la personne élue lors des présidentielles en 2008 soit « honnête, efficace, moderne, avec laquelle il sera possible de travailler en tandem ». Nulle révision de la Constitution. C’est par le jeu des institutions démocratiques que Poutine se maintient donc au pouvoir.
Ce qui fut dit fut aussitôt fait : avec plus de 60% des voix pour son parti, Poutine obtient son laissez-passer pour diriger l’exécutif même si les résultats sont contestés à l’extérieur de la Russie. Entre-temps, il désigne la personne, appelée à travailler en duo avec lui, en cas de victoire aux présidentielles. L’homme a la quarantaine passée. Son nom : Dmitri Medvedev. En 1990, il travaille avec Poutine à la mairie de Saint-Pétersbourg et ne le quittera plus. En 2003, Medvedev devient chef de l’administration présidentielle et en 2005, l’un des membres du gouvernement. Les sondages le donnent gagnant avec 70% des suffrages. Il faut dire que le candidat jouit d’une grande popularité depuis que Poutine a désigné son dauphin…Une cote de popularité, donc, qui en appelle une autre…
Les raisons du succès
Après huit ans au pouvoir et deux mandats présidentiels, force est de constater l’omniprésence de Poutine et sa grande popularité en Russie. Mais comment l’expliquer ? Selon Jean Radvanyi, cela est interprété différemment en Occident. Dans le Monde diplomatique, l’auteur de « La Nouvelle Russie » explique que pour certains, ce large soutien de la population russe à Poutine s’explique par « (…) la prétendue incapacité quasi génétique des Russes à prendre le chemin de la démocratie et à se passer d’un pouvoir autoritaire (…) ». Pour d’autres, c’est l’utilisation de mécanismes de coercition qui, « remettant en cause les acquis fragiles et contradictoires de la période eltsinienne, expliqueraient la marginalisation des oppositions ». Mais, continue Radvanyi, d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte, comme l’évolution du pays.
Quand Poutine arrive au pouvoir en 1999, il laisse derrière lui un pays marqué par des évolutions profondes et une mauvaise gestion. L’état du pays s’effrite. L’arrivée de Poutine insuffle une vague d’espoir sur toute la Russie. Rapidement, cependant, les Russes comprennent que l’homme n’a pas l’intention de faire table rase du passé mais bien de combiner celui-ci avec une certaine modernisation. Et c’est là toute l’ambiguïté du personnage politique : faire cohabiter pratiques autoritaires, qui rappellent la période soviétique et libéralisme de marché. Mais pour les Russes, qu’importe la cohérence, pourvu qu’il y ait des résultats socio-économiques positifs. Comme l’explique J. Radvanyi, le programme de Poutine tient en quatre axes : « reprendre le contrôle de la rente sur les matières premières, de reconstruire l’industrie russe et de refonder le champ institutionnel russe dans les régions, tout en se dotant d’une majorité politique stable ». Pour atteindre ces objectifs, il n’hésite pas à utiliser des méthodes brutales, en les justifiant par la «reconstruction patriotique ». Du coup, la population suit. Les résultats, aussi. En 2006, le PIB retrouve son niveau d’avant 1991 et les revenus moyens augmentent. Même si tous les Russes ne profitent pas de la croissance, la clé de la popularité de Poutine est à trouver dans cette augmentation de la croissance, ainsi que la stabilité institutionnelle. Pour autant, tout n’est pas rose en Russie. Loin s’en faut. Et ce ne sont pas les opposants qui diront le contraire.
Sale temps pour l’opposition russe
Contrôle des partis et des associations, mainmise de la presse et des chaînes de télé (cf. article médias russes), telles sont quelques-unes des méthodes qui rendent l’exercice démocratique russe difficile. Et telles sont, entre autres, les raisons pour lesquelles l’opposition politique russe se bat pour la fin de l’ère Poutine. Mais leur tâche est loin d’être aisée. Ainsi, l’opposition libérale, forte de quatre candidats potentiels, il y a quelques mois, se retrouve actuellement orpheline de tout candidat. L’explication ? Les règles strictes en matière électorale. En effet, pour lancer sa candidature, il faut cinq cents signatures. Pour tout candidat proposé pour un parti sans députés : c’est deux millions de signatures qui sont nécessaires. Barrières infranchissables, sans un bon réseau et beaucoup d’argent. Le dernier candidat de l’opposition libérale en lice, Mikhaïl Kassianov, a été refusé par la commission électorale. La cause ? Sur les 2.000.000 de signatures, 800000 ont été jugées « non-valables ». Quant à Gary Gasparov, l’ancien champion d’échec et figure de proue de l’opposition libérale russe, il a dû renoncer, faute d’avoir pu louer une salle pour réunir ses cinq cents signataires. Il accuse le Kremlin d’avoir été à la manœuvre. Absents du scrutin, que Gasparov qualifie de « farce électorale », les opposants libéraux entendent néanmoins être présents pour protester contre le pouvoir en place. Sur la Toile, notamment où ils sont très actifs, via les blogs, par exemple. Et Gasparov d’inviter tous ceux qui le souhaitent à manifester le 3 mars à une nouvelle « Marche des mécontents ». Pas de danger libéral donc pour le candidat Medvedev mais trois autres « concurrents » : l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski, ultranationaliste, Andreï Bogdanov, candidat indépendant mais apparemment fidèle au Kremlin et en enfin, le communiste Guennadi Ziouganov.
L’OSCE n’est pas la bienvenue
Ce fut un feuilleton à rebondissement mais on en sait désormais l’issue : l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, ne remplira pas sa mission d’observation en Russie. En cause ? Un conflit récurrent entre la Commission électorale russe et le BIDDH (Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme), l’instance de l’OSCE, chargée de l’observation des élections sur le continent. La Russie a toujours perçu d’un mauvais œil les pratiques de cette instance. Des problèmes de calendrier, des désaccords sur le nombre d’observateurs à envoyer ont entrainé le retrait du BIDDH, dont le directeur l’Autrichien Christian Strohal explique « Une élection est plus que ce qui se passe le jour du scrutin. Le calendrier fixé par les autorités russes nous a déjà empêchés d’observer de nombreux éléments du processus électoral, à commencer par l’enregistrement des candidats, et des aspects de la campagne, comme le travail des médias. » La coupe est pleine pour le BIDDH. Face à ce refus de coopérer, il déclare forfait.
Les ambitions affichées
Pour le « tandem » Medvedev-Poutine, trois priorités : moderniser le pays, consolider la Russie comme grande puissance et stopper le déclin démographique. Pour y parvenir, ils mènent une bien curieuse campagne électorale qui officiellement n’en est pas une. Omniprésents à la télévision, les caméras suivent l’un et l’autre dans leurs déplacements, comme il s’agissait de déplacements de travail (Poutine, président et Medvedev, vice-premier ministre) mais sans que les télévisions ne rappellent leurs futures probables fonctions. Un temps de parole illimité pour Medvdev, donc, à travers cet exercice. Alors qu’on ne voit, ni n’entend que très rarement les trois autre candidats à la présidence.
La priorité qui consiste à consolider la puissance de la Russie signifie que le tandem compte bien continuer sur la voie tracée par Poutine. Dans son obsession de puissance, Poutine continuera très probablement à donner toute la valeur au concept de souveraineté étatique. C’est au nom de celle-ci qu’il a lancé en Tchétchénie la « sale guerre », au nom de celle-ci encore qu’il s’est toujours employé à défendre la Serbie contre la volonté indépendantiste des Kosovars. En vain. L’indépendance du Kosovo ou la peur de l’effet domino ? En réalité, la rhétorique offensive, au lendemain de l’annonce de l’indépendance du Kosovo a fait place à une attitude plus réservée. Comme l’explique Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de la revue La Russie dans la politique globale "La position de la Russie, rhétorique et émotions mises à part, a toujours été relativement pragmatique. En vérité, Moscou n'a aucun intérêt direct ni dans les Balkans ni au Kosovo". Les intérêts russes sont donc purement énergétiques dans la région. Analyser la réaction russe par rapport à la question kosovare, au regard de ses propres territoires séparatistes (Ossétie du Sud, Abkhazie), est un donc mauvais calcul car Moscou semble voir la situation bien en mains et pouvoir éviter toute contagion.
Reste que les questions séparatistes de certains de ses territoires, tout comme les questions relatives à la pauvreté ou aux droits de l’homme représentent des enjeux importants de ces élections « en tandem ». Mais il y a fort à parier que ces nouveaux rapports de pouvoir laissent la situation russe en l’état. Puisque l’homme fort demeure.
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