L'enseignement secondaire autrement
La journée aura montré que les idées ne manquent pas chez les enseignants et animateurs socio-culturels de la Communauté française : accrochage scolaire par le théâtre, utilisation de l’informatique pour autonomiser les primo-arrivants, sensibilisation au développement durable par la gestion d’un éco-magasin, ou encore création d’un comité de diététique.
Problème : ces « innovateurs » souffrent souvent d’un manque de reconnaissance et d’un sentiment d’isolement. Il est vrai que les médias abordent davantage l’école sous les angles du sous-financement, de la violence ou de la discrimination. Mr Ahmed Medhoune, directeur de Schola-ULB, voulait donc mettre en valeur ces initiatives originales qui font la face positive du monde de l’éducation.
La première édition (2006), qui avait drainé plus de 500 personnes sur le campus du Ceria, demandait une suite. Cette année, ce sont près de 200 projets qui ont été proposés. Certains d’entre eux étaient présentés dans des stands lors du Forum. Chaque professeur ou éducateur pouvait donc voir ce qui se faisait dans l’école d’à côté pour lutter contre l’échec, le décrochage, la perte de sens des matières enseignées et l’inégalité des chances. La journée, qui s’était ouverte avec un panel d’interventions de chercheurs belges, suisses et français, proposait aussi au public de participer à différents ateliers de réflexion : Comment financer un projet innovant? Comment travailler avec les autres disciplines? Comment collaborer avec une entreprise?, etc.
Différentes personnalités politiques et culturelles ont finalement remis les trophées de l’innovation en éducation, dans différentes catégories (culture, santé, citoyenneté, métiers, lutte contre l’échec, etc.) C’est l’Institut technique Frans Fischer qui a obtenu le trophée principal pour la construction d'un incubateur, servant à cultiver des micro-organismes. Ce projet a permis aux élèves de s'impliquer dans leur cours de chimie, tout en démontrant que l’enseignement en discrimination positive pouvait faire naître des réalisations de haute qualité technologique. Dans la catégorie « culture », 16 élèves de la section animateurs-sociaux de l’Athénée royal Bruxelles II ont été récompensés pour leur projet de conte africain à représenter dans les écoles primaires et hôpitaux pour enfants. L’Institut Bischoffsheim a quant à lui remporté le trophée de lutte contre l’échec scolaire, grâce à son programme, destiné aux élèves primo-arrivants, d’étude des langues française et néerlandaise basé sur les nouvelles technologies.
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