STIB : Incivilités mieux réprimées

Publié le par O.H.

Le respect se paie avec le sourire

Après la campagne d’information, le personnel de la STIB sanctionne !


Les usagers des transports en commun bruxellois l’auront remarqué, la STIB s’attaque aux incivilités en tout genre. Fumer, mendier, bloquer les portes d’une rame ou faire des graffitis pourra désormais coûter très cher à son auteur. De 75 à 500 euros selon l’infraction.

La première étape de ce plan «anti-incivilités» s’est déroulée en février. Une campagne de sensibilisation sur tout le réseau visait à mettre en garde et à prévenir les usagers. Les incivilités qui n’étaient jusqu’ici que peu sanctionnées seront à l’avenir une des préoccupations constantes du personnel de sécurité de la STIB. Le confort et la sécurité des usagers souvent mis à mal par le comportement de quelques fauteurs de troubles seront mieux garantis. Le slogan de la campagne Le respect, ça se gagne visait principalement les jeunes. Souvent responsables de petites infractions qui perturbent et retardent le trafic. A partir du 1er mars, il en coûtera de 150 à 500 euros si vous bloquer les portes d’une rame de métro. Fumer : 84 euros. Gêner les usagers en écoutant de la musique trop fort  ou ne pas céder sa place à une personne moins valide : de 75 à 250 euros. Trois niveaux de sanction ont été créés en fonction du type d’infraction commise. Les infractions retardant le trafic seront les plus lourdement sanctionnées.

L’autre grande nouveauté est que la STIB peut percevoir les amendes elle-même. Auparavant, les procès-verbaux devaient être envoyés au parquet qui décidait de poursuivre ou non l’auteur devant les tribunaux. Ce qui créait une lenteur administrative décourageante.

A l’origine de ses changements, le sentiment d’insécurité croissant des usagers sur le réseau. Pascal Smet, ministre bruxellois de la mobilité, veut par ces changements redonner une image positive des transports en commun. Convivialité et respect mutuel doivent redevenir la norme. D’autres mesures qui vont dans le même sens vont être prises à l’avenir. Comme l’installation de portiques aux entrées des stations de métro qui interdiront l’accès aux personnes sans titre de transport.

La STIB l’affirme par la voix de l’un de ses responsables, «les équipes de sécurité sont actives sur le terrain. Les premières amendes sont tombées.» Depuis le 1er mars, la phase de sensibilisation a laissé place à la répression. Pour l’heure, pas encore de chiffre mais un premier bilan est attendu fin mars.

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Publié dans Société

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